Pauline Darley.com

Blog photographique

Archive for the ‘Photographes’ Category

Demarchelier au petit palais

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Pendant la Fashion Week de Paris s’est ouvert au petit palais une exposition sur Patrick Demarchelier, photographe de mode.

J’ai ainsi pu découvrir avec Marc ce photographe que je connaissais peu. Patrick Demarchelier, ne se contente pas seulement de photos de mode ou de portraits de célébrités, on a pu voir des photographies de ses voyages (en Afrique), mais aussi des portraits d’habitants.

J’ai pu admirer Madonna était relativement partout, pendant sa période frozen, marilyn monroe ou pire avec sa coupe de cheveux nana mouskouri et aussi le mur entier sur Lady Diana (il était son photographe officiel) qui faisait hélas trop propagande de la famille parfaite et proche du peuple. Mais dans ses portraits de célébrités étaient très émouvants, ça se voyait  qu’il savait diriger ses modèles et leur donner le meilleur d’eux mêmes. Il y avait beaucoup de portraits avec un fond blanc, qui me rappellait beaucoup Avedon.

J’ai été bizarrement, beaucoup plus attiré par ses photographies en noir et blanc, qui ont été une vraie révélation. Et je remercie aux organisateurs d’avoir pu nous laisser observer les planches contacts du photographe : toutes les photographies des shoots, des photos non vues dans l’exposition, aussi la selection qu’il avait faite sur ces planches.

L’exposition est gratuite, un plus, Sa particularité était qu’elle était placée en même temps que la collection permanente du petit palais. On pouvait voir un certain rapprochement entre les photographies et les œuvres tels des tableaux ou objets historiques. Très agréables comme concept qui changent de ce que j’ai pu voir habituellement. Le seul petit bémol est le temps. Pour n’avoir regardé simplement les photos il m’a fallu 1h30 à 2h, j’aurai vraiment aimé passer plus de temps à regarder la collection permanente.Vraiment très intéressants, mais dans tous les cas je vous conseille de prendre une après midi pour y aller.





Written by Pauline

octobre 21st, 2008 at 9:31

Denis Darzacq au pavillon Carré de Baudouin

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Le 2 octobre, Antonin m’envoie un mail me donnant rendez vous avec Céline le soir au Pavillon Carré de Vaudouin, métro Gambetta, 121 rue de Ménilmontant pour aller au vernissage de Denis Darzacq.

Outre les coupes de champagnes et les petits mets nous avons savouré des photographies. Ce qui m’a tout d’abord touché c’est l’importance d’avoir sur papier les photos. En voyant ses photos sur internet et les voir en vrai en grand, il y a une atmosphère, des émotions tout à fait différentes. C’est beaucoup plus marquants.

Un parcours dans l’oeuvre et l’univers d’un photographe qui, depuis plus de vingt ans, n’a cessé de creuser et d’approfondir quelques sillons essentiels, tout en se nourrissant de multiples sources et influences.Cette expérience prend d’abord ses racines dans une intense activité professionnelle sur le terrain, au contact de la société actuelle : sur les plateaux de cinéma (Satyajit Ray, Rivette, Chantal Ackerman), pour les vidéoclips (Rita Mitsouko, Etienne Daho), comme photo-journaliste (Libération) ou pour la communication institutionnelle. Mais elle se nourrit aussi d’une passion pour l’art, cultivée par la fréquentation assidue des musées, biennales et par l’intérêt pour d’autres auteurs. Dès ses études aux Arts Décoratifs, Denis Darzacq rencontre toute une génération d’artistes qui marqueront l’art contemporain français, comme Agnès Thurnauer, Claude Closky, Xavier Veilhan, Pierre Bismuth ou Pierre Huyghe. Familier de l’histoire de la photographie et de l’art classique, Denis Darzacq s’intéresse depuis toujours aux enjeux et questionnements de l’art contemporain, qu’il connaît bien.

En gros, l’exposition retrace les 10 dernières années des projets perso de Denis Darzacq.
Sa série la Chute est ma préférée.  Le monde s’arrête, pas notre esprit. Elle a été faite dans la rue, sans montage car fait par des break dancers. Il met en évidence les performances physiques et surtout on remarquera qu’il n’y a aucune d’ombres portées.

Après il y a ses autres séries :

  • Hyper faites dans un supermarché
  • Ensemble des plans larges en hauteur sur des passants
  • Bobigny centre ville, ses habitants dans un environnement qui mèlent enjeux sociaux et politiques, il souhaite aller au delà des clichés des banlieues.
  • Nus,  des individus nus marchent sans hésitation dans des quartiers pavillonaires
  • vous avez aussi la possibilité de voir quelques uns de ses courts métrages.

Un photographe proche des problèmes de sociétés : les banlieues, le consumérisme, la liberté d’expression. un photographe engagé alors?

Et l’exposition est jusqu’au 22 novembre 2008

Written by Pauline

octobre 13th, 2008 at 12:08

Avedon au Jeu de Paume (Paris)

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Richard Avedon : Photographies 1946 - 2004
du 01 juillet au 27 septembre 2008 au Jeu de Paumes à Paris

L’année dernière pour la grande exposition de l’été au Jeu de Paume j’avais découvert Pierre et Gilles et cette année je découvre : Richard AVEDON. Je connaissais ses photographies mais c’est vrai le “pourquoi” de tous ces shoots non.

Pour les amoureux du noir et blanc ils seront servis.

Avec mes fidèles acolytes : Delphine, Boulette et Antonin nous avons misé juste en y allant à 12h (pour éviter les 1h et demi d’attente).

Richard Avedon commença à l’après-guerre par des photos de mode : Dans Paris, des photos toujours soignées, sauf que ce qui est vraiment frappant, c’est que dans ses photos de mode, les modèles ne sont pas figés,  il veut toujours montrer la personnalité des modèles dans des photos très naturelles. très original d’après moi pour cette époque.

” Un portrait n’est pas une ressemblance. Dès lors qu’une émotion ou qu’un fait est traduit en photo, il cesse d’être un fait pour devenir une opinion. L’inexactitude n’existe pas en photographie. Toutes les photos sont exactes. Aucune d’elles n’est la Verité. Richard Avedon

Plusieurs séries ont été présenté lors de l’exposition mais ma préférée a été “In American West” : des portraits de gens ordinaires et modestes, des serveuses, des miniers, des sans papiers. Avec des lieux bien précis comme des ranchs, des mines, des fermes. Il fait vraiment passer beaucoup de choses dans ses photographies. Il a su capter le moment, l’émotion.

Plusieurs remarques maintenant :

  • Le fond blanc omniprésent derrière ses portraits, je me suis beaucoup questionné dessus mais il le dit lui  même : le fond blanc isole le sujet par rapport à lui même, il permet d’explorer toute la géographie de leur visage. Il épure la composition, seule reste l’interprétation psychologique et clinique de l’être humain.
  • Le rattrapage vraiment prononcé sur les yeux sur certaines photographies. J’ai trouvé ça vraiment de “trop”, sur certains tirages les yeux ne semblaient vraiment pas naturels, on aurait dit des yeux retouchés sous photoshop pour avoir un aspect d’oeil de reptile.
  • Et pour finir, ce photographe devient un de mes modèles en ce qui concerne la relation avec le modèle.

Written by Pauline

septembre 11th, 2008 at 2:26